{"id":43065,"date":"2010-01-07T15:12:55","date_gmt":"2010-01-07T14:12:55","guid":{"rendered":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/?post_type=product&#038;p=43065"},"modified":"2025-05-28T09:54:52","modified_gmt":"2025-05-28T07:54:52","slug":"musique-italienne-pour-le-luth-des-xvie-et-xviie-siecles-ricardo-correa-luth","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/produit\/musique-italienne-pour-le-luth-des-xvie-et-xviie-siecles-ricardo-correa-luth\/","title":{"rendered":"Musique italienne pour le luth des XVIe et XVIIe si\u00e8cles &#8211; Ricardo Correa, luth"},"content":{"rendered":"<h4>Musique italienne pour le luth des XVIe et XVIIe si\u00e8cles<\/h4>\n<p><strong>Francesco CANOVA DI MILANO:<\/strong> Ricercare No. 1 &#8211; Ricercare No. 12 &#8211; Ricercare No. 5 &#8211; Ricercare No. 73 &#8211; Ricercare No. 34 &#8211; Ricercare No. 15 &#8211; <strong>Vincenzo CAPIROLA:<\/strong> La Villanella &#8211; Ricercare \u00ab\u00a0La Spagna\u00a0\u00bb &#8211; Che Farala Che Dirala &#8211; <strong>Albert DE RIPPE:<\/strong> Fantasie VII &#8211; Fantasie VI &#8211; <strong>Alessandro PICCININI:<\/strong> Balletto in Diverse Partite.<\/p>\n<p><strong>Ricardo Correa<\/strong>, luth.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>La Vie d&rsquo;un Musicien vers 1500 en Italie<\/h3>\n<p>Comment imaginer la vie d\u2019un musicien vers 1500 dans la soci\u00e9t\u00e9 italienne ? \u00c0 cette \u00e9poque inventive et pleine de contradictions, des compositeurs tels que <strong>Vincenzo Capirola<\/strong>, <strong>Alberto da Rippa<\/strong> et <strong>Francesco Canova da Milano<\/strong> jouaient un r\u00f4le important.<\/p>\n<p>Francesco Canova ne reste pas longtemps dans le village pr\u00e8s de Milan o\u00f9 il est n\u00e9 en 1497. \u00c0 l&rsquo;\u00e2ge de 13 ans, il \u00e9tudie d\u00e9j\u00e0 le luth \u00e0 Mantoue sous la direction d\u2019un musicien renomm\u00e9. Plus tard, il entre au service du pape <strong>Paul III<\/strong> et probablement de ses successeurs. Principalement actif \u00e0 Rome, Canova y joue de la viole et de l\u2019orgue, et est mentionn\u00e9 comme organiste du D\u00f4me de Milan en 1530. Mais avant tout, il est luthiste, et ses auditeurs, s\u00e9duits par sa virtuosit\u00e9, le surnomment \u00ab<strong>Il Divino<\/strong>\u00bb.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Le R\u00e9pertoire de Francesco Canova<\/h3>\n<p>Que jouait-il ? Outre des improvisations sur des th\u00e8mes connus ou invent\u00e9s, il parodiait les \u0153uvres de ses contemporains et transcrivait des motets et des chansons polyphoniques. Cette <strong>mise en tablature<\/strong>, pratique courante \u00e0 l\u2019\u00e9poque, contribuait au d\u00e9veloppement de la musique instrumentale de la Renaissance. Mais son \u0153uvre principale r\u00e9side dans ses <strong>Ricercari<\/strong>, dont pr\u00e8s d\u2019une centaine nous sont parvenus \u00e0 travers divers recueils de musique imprim\u00e9s au 16\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Ricercari et Fantaisie<\/h3>\n<p>Les termes <strong>Fantaisie<\/strong> et <strong>Ricercari<\/strong> sont souvent confondus, d\u00e9signant la m\u00eame \u0153uvre selon les \u00e9ditions et les pays. Bien que <strong>Il Divino<\/strong> ne soit pas le premier \u00e0 composer des Ricercari \u2014 <strong>Petrucci<\/strong> en publiait d\u00e9j\u00e0 en 1507 \u2014 avec <strong>Francesco da Milano<\/strong>, cette forme musicale devient tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9e, lib\u00e9r\u00e9e des mod\u00e8les vocaux. Chaque <strong>Ricercari<\/strong> est une \u0153uvre sp\u00e9cifique, et ses <strong>Ricercari 1, 12, 5, 73, 34<\/strong> et <strong>15<\/strong> (\u00e9dition Ness) en sont de brillants exemples.<\/p>\n<p>Le <strong>Ricercari 1<\/strong> est marqu\u00e9 par sa clart\u00e9 de construction, avec des entr\u00e9es imitatives r\u00e9guli\u00e8res du registre aigu au grave, d\u00e9limit\u00e9es par des cadences r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. En revanche, le <strong>Ricercari 5<\/strong> offre peu de similitudes, et encore moins avec <strong>La Compagna<\/strong> (Ricercari 34). La deuxi\u00e8me partie de ce dernier est particuli\u00e8rement dynamique, avec une ligne m\u00e9lodique parcourant les registres, r\u00e9p\u00e9tant sans cesse un motif de trois notes. Ici, l&rsquo;on s&rsquo;\u00e9loigne de la polyphonie pour entrer dans une nouvelle \u00e8re, purement instrumentale.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Alberto da Rippa<\/h3>\n<p>Il existe plusieurs points communs entre <strong>Francesco da Milano<\/strong> et <strong>Alberto da Rippa<\/strong> : tous deux ont re\u00e7u leur formation musicale \u00e0 <strong>Mantoue<\/strong>, o\u00f9 la vie musicale \u00e9tait florissante au d\u00e9but du 16\u00e8me si\u00e8cle. Cependant, alors que <strong>Francesco<\/strong> r\u00e9sidait principalement \u00e0 <strong>Rome<\/strong>, <strong>da Rippa<\/strong> est appel\u00e9 en 1528 \u00e0 la cour de <strong>Fran\u00e7ois Ier<\/strong>, qu\u2019il ne quittera plus. Le roi accorde \u00e0 <strong>da Rippa<\/strong> un traitement privil\u00e9gi\u00e9, et \u00e9crivains et po\u00e8tes, tant fran\u00e7ais qu&rsquo;italiens, louent sa capacit\u00e9 \u00e0 enchanter son auditoire.<\/p>\n<p><em>Sopra al sonar del Liuto del S. Alberto Mantovano<\/em><br \/>\n<em>Quando la mar sovr\u2019al Liuto move<\/em><br \/>\n<em>Alberto, a cui no fu mai par, ne fia,<\/em><br \/>\n<em>Ogni spirto gentil volendo via<\/em><br \/>\n<em>Se ne va con suo suono in grembo a Giove.<\/em><\/p>\n<p>Les \u0153uvres d&rsquo;<strong>Alberto da Rippa<\/strong> ne seront publi\u00e9es qu&rsquo;apr\u00e8s sa mort en 1551. Sa <strong>Fantaisie VI<\/strong> se distingue par sa structure en quatre sections. Le mouvement ascendant de la basse, qui se r\u00e9p\u00e8te au soprano, est un motif central. Les deux parties centrales se d\u00e9veloppent ind\u00e9pendamment, chacune bas\u00e9e sur une technique contrapuntique diff\u00e9rente. La troisi\u00e8me section joue avec les registres, ce qui conf\u00e8re \u00e0 l\u2019\u0153uvre une unit\u00e9 fascinante.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Vincenzo Capirola<\/h3>\n<p>Les \u0153uvres de <strong>Vincenzo Capirola<\/strong>, compos\u00e9es environ trente ans auparavant (manuscrit de 1520), t\u00e9moignent d\u2019une orientation diff\u00e9rente, o\u00f9 des \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;origine populaire occupent une place pr\u00e9pond\u00e9rante, que ce soit dans les <strong>Danses<\/strong>, <strong>Ricercari<\/strong> ou <strong>Chansons polyphoniques<\/strong> telles que <strong>La Villanella<\/strong> ou <strong>Che Farala Che Dirala<\/strong>. La fra\u00eecheur de ses compositions continue d\u2019enchanter aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Le Luth \u00e0 Travers les Si\u00e8cles<\/h3>\n<p>Un si\u00e8cle plus tard, le luth joue encore un r\u00f4le central dans la vie musicale italienne. Cependant, l\u2019instrument pour lequel <strong>Alessandro Piccinini<\/strong> compose des <strong>Toccates<\/strong>, <strong>Gaillardes<\/strong>, <strong>Courantes<\/strong> et <strong>Balletti<\/strong> n\u2019est plus tout \u00e0 fait celui que <strong>Capirola<\/strong> connaissait. L&rsquo;une des principales modifications est l\u2019augmentation du nombre de ch\u0153urs (de 6 \u00e0 13), \u00e9largissant ainsi consid\u00e9rablement le registre grave du luth.<\/p>\n<p>Dans son <strong>Balletto in Diverse Partite<\/strong>, compos\u00e9 pour l\u2019<strong>Illustrissimo Signor Conte Bentivogli<\/strong>, Piccinini joue avec les rythmes et transforme un th\u00e8me unique \u00e0 travers des <strong>Pavanes<\/strong>, <strong>Gaillardes<\/strong>, <strong>Courantes<\/strong> et <strong>Arie<\/strong>.<\/p>\n<p>Piccinini est l\u2019un des derniers grands compositeurs italiens \u00e0 \u00e9crire pour le luth de la Renaissance. Apr\u00e8s lui, les musiciens se tourneront vers le <strong>luth baroque<\/strong>, qui dominera jusqu\u2019au milieu du 18\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: right;\"><em><strong>Denise Perret<\/strong><\/em><br \/>\n<em>Musicologue, Neuch\u00e2tel<\/em><br \/>\n<em>(Mis en forme par ChatGPT)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Extraits \/ Excerpts<\/strong><\/p>\n[playlist images=\"false\" ids=\"43105,43069,43075,43078,43081,43084,43087,43090,43093,43096,43099,43102\"]\n","protected":false},"featured_media":43066,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false},"product_brand":[],"product_cat":[5222,5195],"product_tag":[],"class_list":["post-43065","product","type-product","status-publish","has-post-thumbnail","vde_composers-canova-di-milano-francesco","vde_composers-capirola-vincenzo","vde_composers-de-rippe-albert","vde_composers-piccinini-alessandro","vde_interprets-correa-ricardo","product_cat-enregistrements-parus-sur-vinyles","product_cat-luth","first","instock","taxable","shipping-taxable","product-type-simple"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/product\/43065","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/product"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=43065"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/43066"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=43065"}],"wp:term":[{"taxonomy":"product_brand","embeddable":true,"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/product_brand?post=43065"},{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/product_cat?post=43065"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/vdegallo.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/product_tag?post=43065"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}