Alexandre Rabinovitch-B. - Anthology of Archaic Rituals | VDE-GALLO

ALEXANDRE RABINOVITCH-BARAKOVSKY : ANTHOLOGY OF ARCHAIC RITUALS – IN SEARCH OF THE CENTER, AVEC MARTHA ARGERICH, CELESTA & PIANO (5 CD BOX)

VEL1607

Alexandre Rabinovitch-Barakovsky: Anthology of Arcaic Rituals – In Search of the Center – with Martha Argerich, Piano

CD 1 : Alexandre RABINOVITCH-BARAKOVSKY :

Incantations.
Martha Argerich, amplified Piano and Celesta, Hibiki Chamber Orchestra, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Conductor.

Liebliches Lied (For Piano 4 hands).
Martha Argerich & Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Piano four Hands

Sinfonia Concertante: Jiao (Live).
Andrew Russo, Celesta, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Clavinova, Musiques Nouvelles, Jean-Paul Dessy, Conductor.

Schwanengesang an Apollo (Live).
Yayoi Toda, amplified Violin, Martha Argerich, amplified Celesta, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, amplified Piano and amplified Vibrafono.

CD 2 : Alexandre RABINOVITCH-BARAKOVSKY :

La Triade: I. Le Deuil (Live) – La Triade: II. La Trance (Live) – La Triade: III. Le Silence (Live).
Yayoi Toda, amplified Violin, Orchestra di Padova e del Veneto (website), Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Conductor.

La Belle Musique No. 3, for Orchestra (Live).
Budapest Radio Symphony Orchestra, György Lehel, Conductor.

Die Zeit: I. L’élan (Live) – Die Zeit: II. L’horloge (Live) – Die Zeit: III. La durée (Live).
Lucia Hall, amplified Violin, Mark Drobinsky, amplified Cello, Martha Argerich, amplified Celesta, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, amplified Piano.

CD 3 :

Alexandre RABINOVITCH-BARAKOVSKY :

Les Six Etats Intermédiaires (Live): No. 1, La Vie – No. 2, Le Rêve – No. 3, La Transe – No. 4, Le moment de la mort – No. 5, La Réalité – No. 6, L’Existence.
Belgrade Philharmonic Orchestra, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Conductor.

Musique Populaire (Live).
Martha Argerich & Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, amplified Pianos.

CD 4 :

Alexandre RABINOVITCH-BARAKOVSKY :

Récit de voyage.
Jean Piguet, amplified Violin, Mark Drobinsky, amplified Cello, Frédéric Macarez, amplified Marimba and Vibrafono, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, amplified Piano and amplified Celesta.

Perpetuum mobile.
Mark Drobinsky, amplified Cello, Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, amplified Piano.

Motif optimiste suivi de sa démystification et ainsi de suite.
Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Piano.

Carl Philipp Emanuel BACH/Alexandre RABINOVITCH-BARAKOVSKY :

Cello Concerto in B-Flat Major, Wq. 171, H. 436 (Arr. By Alexandre Rabinovitch-Barakovsky): I. Allegro – II. Adagio – III. Allegro Assai.
Mark Drobinsky, Cello, Ekaterinburg Symphony Orchestra, Dimitri Liss, Conductor.

CD 5 :

Carl Philipp Emanuel BACH : Fantasy in A Major, Wq, 58/7, H. 278 – Giovanni GABRIELI : Ricercari in G Minor – Ricercari in D Minor – Ricercari in G Major – Toccata in C Major – Toccata in G Minor – Fantasia in F Major – Carl Philipp Emanuel BACH : Keyboard Sonata in A Minor, Wq. 57/2, H. 247 – Johann Jakob FROBERGER : Partita No. 1 in A Minor, FbWV 601 – Olivier MESSIAEN : Vingt regards sur l’Enfant Jésus: No. 13, Noël – No. 18, Regard de l’Onction terrible – Galina USTVOLSKAYA : 12 Preludes: Prelude No. 2 – Prelude No. 4 – Prelude No. 6 – Prelude No. 7 – Prelude No. 8 – Prelude No. 9 – Prelude No. 10 – Anton WEBERN : Variations for Piano, Op. 27 – Johannes BRAHMS : 16 Waltzes, Op. 39: No. 1 in B Major – No. 4 in E Minor – No. 5 in E Major – No. 6 in C-Sharp Major – No. 11 in B Minor – No. 12 in E Major.

Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, Piano.

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«Anthologie des rituels archaïques – A la recherche du Centre»

Cette anthologie est une sorte de pèlerinage à travers les cultures traditionnelles – une tentative de dégager l’essence de leur message qui pourrait s’avérer indispensable pour mes propres réflexions sur la «condition humaine». L’essence qui serait en quelque sorte analogue à la notion de la Philosophia perennis, de la Tradition primordiale de René Guénon ou au concept du Traditionalisme radical d’Alexandre Douguine.

Dans la plupart des traditions j’ai pu relever la référence à la compassion. Cet élan du cœur-qui-pense s’inscrivait parfaitement dans la quête spirituelle et thérapeutique que j’ai entamée à Moscou à la fin des années 1960, après l’initiation à la lecture du livre « I Ching » chinois. Ce livre m’a aidé à transformer progressivement la manière de considérer le phénomène musical et commencer à le concevoir en tant qu’instrument de connaissance orienté vers la dimension théurgique de la musique et se portant sur la transcendance et la pratique de la Beauté – principe shamanique des Andes et d’Amazonie, d’après Alberto Villoldo (ma «Belle Musique n° 1 » a été composée à Moscou en 1973). Cette pratique de la Beauté et de la Transe vue sous l’angle de l’émerveillement métaphysique est aisément repérable chez Platon ou Apollon et Orphée avec le culte de la lumière intérieure ainsi que l’idée de la Beauté philosophique, également chez Platon.

Les nouvelles approches et une nouvelle esthétique musicale à connotation dionysiaque ont commencé à émerger vers la fin du 16ème siècle, basées sur l’expression des émotions de l’âme oscillant entre deux pôles conflictuels des passions guerrières et amoureuses. Cette nouvelle esthétique a été définie par Monteverdi avec la notion de la Seconda Pratica. Une nouvelle époque – du Romantisme – a commencé à éclore et s’est étalée avec toutes ses subdivisions particulières sur la période historique allant du 17ème jusqu’à la fin du 20ème siècle.

J’ai évoqué le paradigme de la Seconda Pratica qui me paraît être la manifestation d’une nouvelle mythologie musicale fondée sur le sentiment et avec ses stéréotypes de la pensée avec lesquels il soit possible d’instaurer le dialogue et de les soumettre à l’examen d’ordre psychanalytique. Je peux me référer à l’observation vivifiante de Gaston Bachelard qui présentait sa « philosophie de l’énergie » comme une véritable psychanalyse de la connaissance scientifique. A son tour, Walter Benjamin invoque le présent qui féconde le passé (!) et retrouve le sens oublié ou refoulé qu’il porte en lui. Pour ma part, j’ai pris mes distances par rapport à la réalité et à l’avenir dont je ne sais rien. J’aurais préféré vivre en rêvant et c’est avec cette ambition que je suis parvenu à imaginer le concept de la Terza Pratica.

Ce nouveau paradigme musical peut être caractérisé par le virage vers la dimension cognitive de la musique, par l’aspiration à rendre perceptibles les idées extramusicales et à arriver à l’équilibre du fonctionnement des deux hémisphères cérébraux. Dans cette optique, il serait intéressant d’évoquer le symbole alchimique de l’aigle qui représente l’esprit se détachant du chaos émotionnel.

Et quant à mes voyages intérieurs musicaux, je préfère les effectuer en «équipe» – avec la Kundalini, énergie créative qui représente le dynamisme de la vie tout en déverrouillant les centres énergétiques (les Chakras) et réalise la montée à travers leurs fréquences ayant leur « conscience propre », selon l’écrivain russe Georgiy Sidorov. Le recours au rituel dans mes œuvres doit servir à l’harmonisation des oppositions complémentaires et à la génération du sens.

Ces rituels sont envisagés comme les îlots de l’équilibre. On trouve également dans la sophrologie cette aspiration à l’équilibre de la conscience ou dans les Mandalas, les diagrammes de l’esprit humain. Je n’oublie pas non plus les expériences spirituelles d’El Greco lorsqu’il se plaignait de la lumière du jour qui perturbait sa « lumière intérieure».

En dehors de cette nouvelle publication, une édition plus complète de mes œuvres en 2 volumes a paru chez VDE-GALLO il y a quelques années.

Par rapport à d’autres œuvres que j’aimerais présenter un jour au public, je pourrais en mentionner quelques-unes:

«Opus Magnum» (2010), pour orchestre de chambre, en trois mouvements: 1-Nigredo, 2-Albedo, 3-Rubedo. Il s’agit ici d’une réflexion musicale sur la problématique alchimique.

«Alchéra » (Dreamtime ou In illo tempore – 2012), pour violoncelle et orchestre symphonique sans cordes. La thématique a été empruntée aux croyances des Maoris – le peuple indigène de la Nouvelle-Zélande.

« The Source Field » (2013), pour orchestre symphonique, œuvre inspirée par le livre de David Wilcock portant le même titre. En 2 mouvements: Space-Time et Time-Space. Cette œuvre renvoie à l’hypothèse inspirante de l’existence d’un Univers parallèle au nôtre et où les interactions du temps et de l’espace soient inversées. J’ai pensé également aux expériences du physicien Nikolai Kozyrev sur la dilatation et la contraction du temps.

«La belle musique n° 5 – Dhikr » (2014), pour quatuor à cordes, vibraphone et piano. Le Dhikr se présente comme un rituel pratiqué par les Soufis et fondé sur les répétitions incantatoires des formules sacrées. Il y a une certaine analogie entre les processus de pacification de l’esprit des Soufis avec certains Mantras bouddhistes ou hindouistes ayant pour finalité la purification de l’Ego.

A.Rabinovitch-Barakovsky

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