Clarinet with a French Flair - Luigi Magistrelli, Claudia Bracco

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Clarinet with a French Flair - Luigi Magistrelli, Claudia Bracco

VEL1776

Claude DEBUSSY: Première Rhapsodie for Clarinet and Piano, L. 116 – Camille SAINT-SAËNS: Clarinet Sonata in E-Flat Major, Op. 167: I. Allegretto – II. Allegro animato – III. Lento – IV. Molto allegro – Maurice RAVEL: Pavane pour une infante défunte, M. 19 – Louis CAHUZAC: Variations sur un Air du pays d’Oc – André MESSAGER: Solo de Concours – Morceau de lecture à vue – Olivier MESSIAEN: Quatuor pour la fin du Temps: III. Abîme des oiseaux – René GERBER: Six Variations on a Romantic Theme – Morceau de lecture à vue – Jean FRANÇAIS: Theme and Variations for Clarinet and Piano.

Luigi Magistrelli, clarinette http://www.luigimagistrelli.it/
Claudia Bracco, piano


L’école française de clarinette a toujours eu une riche tradition en termes de répertoire et de virtuoses. Elle conserve encore aujourd’hui ses traits particuliers et sa littérature pour clarinette est toujours très appréciée par tous les étudiants et interprètes professionnels.

Le Conservatoire de Paris, fondé en 1795 dans le but d’atteindre l’excellence dans l’enseignement et l’interprétation musicale, a apporté une contribution considérable au répertoire pour clarinette. L’une des règles du Conservatoire était qu’un compositeur contemporain devait produire une nouvelle pièce qui serait présentée par les étudiants lors de l’examen final. Depuis lors, de nombreux compositeurs ont écrit, chaque année, de nombreuses pièces qui ont enrichi le répertoire pour clarinette.

Certaines d’entre elles ont connu un tel succès qu’elles font désormais partie du répertoire de tous les clarinettistes du monde. La Première Rhapsodie de Debussy en fait partie. Elle est considérée comme un jalon important pour tout clarinettiste, un véritable chef-d’œuvre de l’époque moderne, et pas seulement dans le répertoire français. Debussy a conçu cette pièce, comme d’autres compositions pour clarinette de grands maîtres (Mozart, Brahms, Reger, Schubert, Saint-Saëns), à la fin de sa vie. Le Conservatoire de Paris lui a commandé cette pièce en 1910 comme Solo de Concours, selon la tradition française.

La même année, Debussy composa également une courte et charmante pièce, Petite Pièce, destinée à être utilisée comme morceau de lecture à vue lors des examens finaux des clarinettistes. La Première Rhapsodie est dédiée à Prospère Mimart (1859-1928), qui fut professeur de clarinette au Conservatoire de Paris de 1904 à 1918. Mimart en donna la première représentation le 16 janvier 1911. Cette composition est devenue l’une des pièces les plus importantes et est aujourd’hui reconnue comme un chef-d’œuvre pour clarinette solo. Debussy était si satisfait de cette œuvre qu’en 1911, il en orchestra la partie piano afin qu’elle puisse être interprétée par un soliste accompagné d’un orchestre.

La Sonate de Saint-Saëns est également une pièce très populaire et incontournable du répertoire pour clarinette. Elle a été écrite en 1921 (comme les deux autres sonates destinées au hautbois et au basson) et est l’une des toutes dernières pièces composées par Saint-Saëns. Elle est dédiée à Auguste Périer, professeur de clarinette renommé au Conservatoire de Paris. On y retrouve un style qui rappelle la fin de la période romantique, avec son lyrisme discret (selon J. Gallois), mais aussi sa brillance et sa légèreté dans les deuxième et dernier mouvements.

La Pavane pour une infante défunte de Ravel ressemble à une danse de la Renaissance exécutée par une jeune fille. Ravel l’a écrite alors qu’il était étudiant au Conservatoire de Paris et l’a dédiée à la princesse Polignac. Écrite en 1899 pour piano, elle a été orchestrée par Ravel en 1921. Le caractère très mélancolique de cette agréable composition convient parfaitement aux particularités cantabile de la clarinette, même sous forme d’arrangement.

Louis Cahuzac a été l’un des clarinettistes français les plus représentatifs du siècle dernier. Il était également compositeur. Ses compositions étaient principalement destinées à la clarinette et s’inspiraient pour la plupart de sa région natale, le sud de la France. Ses Variations sur un air du pays d’Oc sont un ensemble de quatre variations de caractère différent sur Se Canto, une chanson de la vallée de la Garonne. Cahuzac était un interprète exceptionnel et l’un des rares clarinettistes à avoir fait carrière comme soliste au début du XXe siècle.

Les deux compositions de Messager, élève de Saint-Saëns, également organiste, compositeur et chef d’orchestre, s’inscrivent dans le cadre des programmes didactiques du Conservatoire de Paris mentionnés ci-dessus. Les deux pièces étaient destinées aux examens finaux des étudiants. Cette pièce courte mais agréable à lire à vue a été publiée pour la première fois par les éditions allemandes Trio Musik Clarinova. Son Solo de Concours incarne une bonne dose de saveur française dans l’écriture et des passages virtuoses destinés à impressionner le public, en l’occurrence le jury du Conservatoire de Paris.

La partie solo pour clarinette de Messiaen, troisième mouvement de son chef-d’œuvre du siècle dernier, le Quatuor pour la fin du temps, porte le titre d’Abîme des Oiseaux. Elle a été créée en 1941 et est écrite pour clarinette (en si bémol), violon, violoncelle et piano. Messiaen a composé cette pièce alors qu’il était prisonnier de guerre en Allemagne et elle a été jouée pour la première fois par ses compagnons de captivité. Toutes les nuances extrêmes et les indications agogiques assignées à la partie de clarinette solo sont censées décrire un sentiment intérieur de désolation. Messiaen lui-même a écrit : « L’abîme, c’est le Temps avec sa tristesse, sa lassitude. Les oiseaux sont l’opposé du Temps ; ils sont notre désir de lumière, d’étoiles, d’arcs-en-ciel et de chants jubilatoires. »

René Gerber était un compositeur suisse, mais il avait des liens étroits avec l’école française, ayant été l’élève de Paul Dukas et Nadia Boulanger. Ses Six Variations pour clarinette solo, brèves, agréables, légères et teintées de romantisme, ont été conçues pour son ami clarinettiste de l’Orchestre de la Suisse Romande, Bernard Bellay. Comme d’autres compositeurs français, il a également écrit une pièce courte, pleine d’esprit et agréable à lire à vue, destinée à des fins didactiques.

Jean Françaix était un compositeur néoclassique, pianiste et orchestrateur connu pour sa production prolifique et son style ironique particulier. Françaix a produit de nombreuses compositions pour divers genres, mais les œuvres de chambre pour piano et instruments à vent occupaient une place prépondérante dans sa production globale. Le Thème et Variations est dédié à son fils bien-aimé Olivier, écrit sur la partie de clarinette comme O.livier, en référence aux trois notes Do Fa Ré. Il a composé cette pièce en 1974 et elle a été utilisée, une fois de plus, pour les examens finaux du Conservatoire de Paris en 1975. C’est une pièce assez difficile, avec son style insouciant, léger, jovial, drôle et détaché. Certaines variations sont pleines de virtuosité, d’autres ont un caractère nostalgique mais en même temps serein. Françaix a également composé un concerto pour clarinette avec le même caractère léger et joyeux, mais avec de nombreux passages difficiles, utilisant des tonalités inconfortables. Un élément commun aux deux pièces citées est l’utilisation de la clarinette en la, peut-être dans le but de donner à ces pièces exigeantes des connotations à la fois sombres dans le timbre de la clarinette et légères dans le caractère des pièces.

 

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